Supervision psychologue à Paris

Supervision 95

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D’abord ce que le supervision n’est pas :

  • Le lieu de discussion sur l’activité réalisée pour l’améliorer (analyse des pratiques)
  • Un temps d’échanges institutionnel (lieu où l’on parle du planning des congés, de ce que l’on mange à la cantine, des problèmes de stationnement de parking pour le personnel etc.)
  • Le lieu de résolutions des conflits institutionnels (analyse institutionnelle)
  • Le lieu de résolution des conflits d’équipe (régulation d’équipe)
  • Le lieu d’un travail psychothérapeutique personnelle (psychothérapie ou psychanalyse)
  • Un simple outil de professionalisation (formation)

La supervision est un espace de « compagnonnage » entre une personne qui va réfléchir sur ce qu’elle met en jeu en tant que personne dans sa pratique et un thérapeute dûment formé à cet accompagnement. La personne qui sollicite une supervision individuelle va analyser les mouvements transférentiels et contre transférentiels qui sont à l’œuvre et résonnent à travers sa posture professionnelle. C’est donc un lieu d’intimité. Si un travail personnel sur soi n’est pas « obligatoire » il apparaît comme un préalable souvent indispensable pour pouvoir profiter pleinement de ce que le travail de supervision engage.

J’insiste sur un point : une supervision n’est pas un lieu de culpabilisation. Tout au contraire c’est un lieu où la personne qui vient s’autorise à ne pas savoir, à se tromper. Un lieu où l’on se livre et où l’on se dé-livre. C’est un temps de « décharge », de « prise de recul et de distanciation », un espace « pour penser, sans jugement". (cf le résultat d'une étude nationale sur la supervision)

Alors oui c’est un lieu de remise en question où l’on insiste sur les zones de myopie. Mais ce n’est pas un lieu où la personne sera malmenée (il ne manquerait plus que ça…) C’est pourquoi je suis toujours septique à entendre dire certains collègues que : eux, la supervision ils n’en on pas besoin…

Dispositif de la supervision

Il est à définir ensemble selon les besoins et le matériel apporté. C’est l’objectif des trois premières rencontres.

Ce qui est sûr c’est que la supervision individuelle se pratique sur la base d’études de cas. Certains supervisés auront besoin d’un espace libre où ils pourront laisser venir ce qui vient concernant leurs pratiques. D’autres gagnerons à être plus « cadrés ». Il pourra donc leur être proposé de s’astreindre à ne parler au long court que d’un seul cas clinique qui, de part sa charge inconsciente, viendra éclairer en retour l’ensemble de la pratique du supervisé.

Donnons la parole à une psychologue qui, en début de pratique, sollicite une supervision : « j’idéalise beaucoup mon premier poste de psychologue. Il a été si dur à obtenir après tant candidatures infructueuses. Aujourd’hui je crois que j’ai développé un gros syndrome de l’imposteur. Je ne me sens pas légitime, experte de rien, inutile. Parfois j’écoute des familles et j’ai comme une impression de dissociation : pourquoi elle me parle ? Qu’est-ce je fais là ? A quoi ça rime tout ça ? Et puis je me reprends et c’est alors tout un tas de questions qui m’assaillent : comment faire valoir sa pratique face aux médecins et la hiérarchie ? Comment aménager mon temps de travail ? A quel salaire ai-je le droit ?

Il a été important dans un premier temps de rassurer cette jeune praticienne en valorisant le bien fondé de ses réflexions. Ne pas en avoir peur mais les considérer comme un premier pas essentiel, comme la matière vivante de son action. Comme disait J. Péguy : "Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise pensée. C'est d'avoir une pensée toute faite. Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme. C'est d'avoir une âme toute faite. Il y a quelque chose de pire que d'avoir une âme même perverse. C'est d'avoir une âme habituée. »